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Anne Jourdain

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Aline Morvan


Julien Quentin


Claire Daudin


Isabelle Fremin


Anne Jourdain


Hélène Baril


Delphine Renault


Estrella Estevez


Pierre Galopin

Vue d’ensemble

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Exposition du 3 au 8 Mars 2008
Annexe de l’école des beaux arts de Rennes, 13 rue du noyer;
vernissage le lundi 3 à 18h00, barbecue et autres,
VENEZ NOMBREUX !!

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Voir ces projets : le blog
http://www.boxproductions.ch/secrets/blog/

http://www.elodiepong.net/

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Quelques photos de l’avancement du projet sonore: mise en place des fausses cloisons et de la cymaise mobile. prochaine étape: l’encastrage des bouches sonores.

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Voici quelques textes écrits à partir des réponses récoltées sur le Non-dit. Toutes les critiques sont les bienvenues.

1:
Ils sont dans le métro, ils sont roumains je pense.
Il y a le père qui joue du violon tout près de mon oreille et le petit qui passe entre les banquettes avec un gobelet Mac Do.
Et le voilà qui se met un jouer un air trad’ des Balkans un de mes préféré, du style, tiens écoute,
«C’est que pour toi que je joue».
Je baisse les yeux et glisse les mains dans mes poches:
L’idée c’est de ne montrer ni attendrissement et ni compassion devant ce maudit sort d’immigré roumain.
Le violon est dans mon oreille et le gobelet Mac Do reste vide.
Trois stations.
Ils sortent de la rame, et me laisse là avec mes mains dans les poches et de la monnaie dans le fond.
Je reste, avec juste un peu plus honte que quand je suis rentré, en espérant qu’au moins ils aient eu le cadeau Mac Do qu’allait avec le menu.
2:
C’était sur la terrasse de la maison,
j’étais petite.
En cachette j’y avais coupé mes cheveux,
une belle franche,
un franc morceau de ma tignasse.
Pour les cacher, j’en avais rempli le regard de
la gouttière.
Après la fessée réglementaire, ma mère m’a demandé
«Où t’a mis tes cheveux?».
«Où j’ai mis mes cheveux!».
Comme si elle allait pouvoir me les recoller.
Je ne lui ai pas dit, pas même quand la terrasse fût inondée:
J’avais pas pensé que ça boucherait
la canalisation.
3:
Personne ne savait sauf moi:
Le jour où ça arrive, c’est un peu comme apprendre que le père Noël n’existe pas, juste le temps de reconsidérer le passé: de voir des indices partout où jadis il n’y en avait pas.
Personne n’a su sauf moi: j’ai enlevé le joli ruban, déballé le cadeau et au premier coup d’oeil me suis dit qu’il y avait eut échange de marchandise dans le tréneau.
C’était pas ce que j’avais commandé, mais comme c’était Noël j’ai pas pigner.
Il en va de même pour milles autres choses, et on fait comme si c’était Noël.
On prend sur son dos la jolie hotte du mensonge,
le beau fardeau du secret bien gardé et
on perd cette sensation d’être encore un enfant:
Plus les années passent plus la hotte se remplie plus les cadeaux pèsent,
plus les rubans étranglent.
4:
Quand il me touche j’ai du mal à le reconnaître. Il prend l’aire d’un autre, de l’autre homme caché en lui. Des fois ça me fait peur, mais je me dis que moi aussi je dois pas avoir cette même gueule d’inconnue, alors ces fois là, je ferme les yeux et j’attend.
5:
Mon grand père, c’est lui qui vevait nous chercher tout les jours, moi et mes soeurs, à l’école pour pas qu’on mange à la cantine. Il portait nos cartables tout au long de la grande côte, à jusqu’à la maison. Le mercredi c’était steck frites ou purée saucisses et le jeudi poisson là c’était moins drôle: on le voyait comme nous, derrière son assiète, ronchonner pour mettre la fourchette à la bouche. C’était souvent trop poivré, et surtout plein d’arrettes. Il compatissait et nous faisait signe de tout avaler d’un coup, pour que ça passe mieux. Après le dejeuner, avant de retourner pour l’école, on avait droit à un bonbon ou deux selon le courage qu’il nous avait fallu pour avaler le poisson de mamie. Il nous était comme redevable parce qu’on avait pas déclancher la colère de mamie et pour lui ça c’était comme des vacances.
Plutard quand je me suis dis que ce serait peut-être bien de lui revoyer l’ascenceur et de le serrer tout contre moi, grand père m’a semblé loin presqu’inacsessible, il m’a regardé en compatissant et m’a fait signe d’avaler d’un coup pour que ça passe mieux. Mon chagrin il avait pas le goût des bonbons ni du steck frites, mais il était plein de ces arrettes qui vous reste dans la gorge.
6:
Avec un Bic bleu, sur la tapisserie toute veuve de ma chambre, j’ai dessiné des mouettes.
En fait c’est juste des V jeter entre les motifs de la tapisserie neuve de la chambre à coucher,
des sortes d’oiseaux qui circulent entre les nuages de ma nouvelle chambre:
Je la trouvais un peu vide, c’était juste un ciel, il n’avait rien à y voir pour trouver le sommeil. Maintenant c’est les mouettes,
ça se comptent pareil que les moutons c’est juste que ça prend moins de place alors je pensais que c’était une bonne idée.
Pour pas me faire prendre, j’ai ouvert la fenêtre de la chambre à coucher toute neuve, suffisamment longtemps pour que des mouettes y rentrent,
c’est possible.
Tout le monde n’a pas été de cet avis quand j’ai expliqué sur un ton convaincu que les oiseaux c’étaient posés tout seul entre les nuages de la tapisserie. Et puis ensuite ma mère m’a demandée de me laver les mains, elle n’a rien demandé de plus.

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Aline Morvan

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Anne Jourdain

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Jean-Baptiste Loyer

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